Grenade

Fiche initiée le 17 Octobre 2011 par
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Couramment appelée à tort « pomme grenade » (un calque de l’anglais pomegranate), la grenade est un fruit issu du grenadier, arbre appartenant à la famille des punicacées. Bien que souvent consommée pour ses arilles, les petites graines pulpeuses que l’on retrouve sous son écorce, le jus de grenade est pour sa part de plus en plus populaire.

Grenade

Ce phénomène est dû à l’importante publicité quant aux bienfaits de la grenade sur l’organisme, notamment grâce à ses précieux antioxydants ayant une action bénéfique dans la prévention de certaines maladies cardiovasculaires et quelques cancers. D’après les études épistémologiques, le jus de grenade contiendrait une quantité plus importante d’antioxydants que ses arilles, car le jus est produit à partir des graines, mais aussi de la membrane blanche les recouvrant.

On reconnaît la grenade à sa forme ronde et sa couleur rouge vif. Sur l’arbre, le fruit passe du vert au rouge orange. La grenade se compose de plusieurs petites loges au sein desquelles se logent les arilles. L’arille, croquant, juteux, acidulé et d’un rouge foncé, éclate sous la pression des dents ou des doigts. Les arilles cachent de minuscules graines qui résistent sous la dent. On estime qu’un fruit se compose en moyenne de quelque 400 graines.

La grenade, aux côtés de la figue, l’olivedatteraisin, constitue certainement l’un des fruits de base dans la cuisine du Moyen-Orient, principalement dans la cuisine iranienne.

Bien choisir la grenade

Une grenade bien mûre émet un son métallique lorsqu’on frappe sa peau coriace de la main. On choisit un fruit d’un rouge profond partiellement teinté de brun et exempt de taches. La lourdeur du fruit est un signe que la grenade est bien juteuse.

Aussi, on trouve sur le marché des arilles de grenade déjà séparés de la chair des grenades. De plus, la grenade se décline en sirop, mélasse et arilles séchées entiers ou en poudre dans les épiceries moyen-orientales ou indiennes.

Conserver la grenade

La grenade se conserve quelques jours à la température ambiante ou environ trois semaines au réfrigérateur. Les arilles de la grenade, lorsque retirées de la membrane les protégeant, se congèlent pour une durée de 12 mois.

La grenade en cuisine

Pour décortiquer la grenade, il existe une technique simple qui évitera bien des taches! On coupe d’abord les deux extrémités de la grenade sans entailler les arilles. À l’aide d’un couteau, on fait 6 entailles dans la peau coriace du fruit pour en faire des quartiers. On plonge ensuite la grenade dans un bol rempli d’eau de telle sorte qu’on soit en mesure d’ouvrir facilement le fruit avec les mains. Il ne suffit plus que de détacher les arilles de la membrane.

Les arilles frais de grenade feront fureur dans les salades et salsas, alors que les arilles séchés remplacent avantageusement les raisins dans les muffins et biscuits. À partir du jus de grenade, on peut préparer un sirop de grenade afin d’aromatiser un pavé de saumon ou bien, on s’en sert comme base de marinade pour les viandes.

Les bienfaits de la grenade

Les antioxydants sont des substances jouant un rôle sur le plan de la protection contre les maladies cardiovasculaires, certains cancers et maladies liées au vieillissement. Le potentiel antioxydant de la grenade est très élevé : il est trois fois supérieur à celui du vin rouge et figure en tête de liste parmi près de 40 fruits analysés! Les principaux antioxydants retrouvés sont les anthocyanines, responsables de sa couleur vive, et les tannins, lui conférant le goût amer de sa chair.

Une étude scientifique aurait démontré que la consommation quotidienne d’une tasse de jus de grenade réduirait l’athérosclérose chez des individus à risque de maladies cardiovasculaires. L’activité antioxydante des flavonoïdes en serait grandement responsable. Ils protégeraient les lipides sanguins contre l’oxydation, les rendant moins susceptibles à former des plaques de cholestérol.

Des extraits ou du jus de grenade pourraient retarder le développement de certains types de cancer notamment le cancer de la prostate, le cancer du côlon et le cancer du sein. Il s’agit certes de résultats prometteurs, mais d’autres études seront nécessaires afin de pouvoir conclure de façon plus certaine.

La grenade regorge d’éléments nutritifs. Ce savoureux fruit est une source de cuivre, de vitamines du groupe B et de vitamine C.

Le jus de grenade contient davantage d’antioxydants que les arilles. En effet, on retrouve ces composés en très grande quantité dans la chair blanche. Le processus de fabrication du jus implique le pressage du fruit en entier. Ainsi, les antioxydants présents dans la chair se retrouvent dans nos verres. Les jus sont cependant très sucrés; nous devons les consommer avec modération. Pour réduire le sucre et les calories contenus dans un verre de jus, on peut le couper avec de l’eau.

Mises en garde

Aucune mise en garde connue.

Correspondance des mesures

  • ½ grenade = 77,3 g
  • 1 grenade = 154.6 g
  • 100 g = 100 g de partie comestible, soit 56 % du fruit (sans les pépins et la pelure)

Valeur nutritive

Grenade

D’où vient la grenade?

Il y a plus de 5 000 ans, la grenade a sans doute été parmi les premiers fruits à être domestiqués dans le large bassin méditerranéen.

Sources

Béliveau, Richard et Denis Gingras. Aliments contre le cancer. Trécarré, Montréal, 2005.

Festy, Daniele. Antioxydants, guide pratique.Leduc S. Éditions. Paris, 2003.

Fortin, Caroline et al. La mini-encyclopédie des aliments. Québec Amérique, Montréal, 2008.

IGA.net. Alimentation, le choix Kampaï : la grenade. [Page consultée le 17 janvier 2012.] http://www.iga.net/kampai/index.php?lang=fr&section=grenade

Passeport Santé. Fiche complète : grenade. [Page consultée le 13 octobre 2011.] http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=grenade_nu

Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs. [Page consultée le 17 janvier 2012] http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/fiche-nutri-data/user_guide_d_utilisation01-fra.php

Van Straten, Michael et Barbara Griggs. Les Superaliments pour rester en santé. Broquet, Ottawa, 2006.

Whiteman, Kate et Maggie Myahew. Le Grand livre des fruits. Manise (Éditions Minerva), Genève, 2000.

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